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Differences in bone mineral density between adult vegetarians and nonvegetarians become marginal when accounting for differences in anthropometric factors

Les différences de densité minérale osseuse entre les adultes végétariens et non-végétariens deviennent marginales lorsqu'on tient compte des différences de facteurs anthropométriques

Karavasiloglou N, Selinger E, Gojda J, Rohrmann S, Kühn T. Differences in Bone Mineral Density between Adult Vegetarians and Nonvegetarians Become Marginal when Accounting for Differences in Anthropometric Factors. J Nutr. 2020;150(5):1266-1271. doi:10.1093/jn/nxaa018

Traduction du résumé

Contexte

Les personnes qui suivent un régime alimentaire à base de plantes ont une densité minérale osseuse (DMO) plus faible et un risque de fracture plus élevé, peut-être en raison d’un apport en nutriments sous-optimal. Cependant, les mesures anthropométriques n’ont pas été considérées comme de potentiels éléments perturbateurs dans de nombreuses études antérieures. L’indice de masse corporelle (IMC) est positivement associé à la DMO, mais aussi, de manière générale, est plus faible chez les végétaliens et les végétariens.

Objectifs

Notre objectif était d’étudier si les mesures de la DMO diffèrent entre les végétariens et les non-végétariens dans la population générale adulte en tenant compte des déterminants importants de la DMO, l’IMC et le tour de taille en particulier.

Méthodes

À l’aide des données de la NHANES (cycles 2007-2008 et 2009-2010), nous avons évalué les différences de DMO (col du fémur, fémur entier et colonne lombaire entière) entre les adultes végétariens et non-végétariens. Des modèles de régression linéaire ont été utilisés pour déterminer les associations entre la DMO et l’alimentation. Les modèles statistiques ont été ajustés en fonction de facteurs importants, à savoir l’âge, le sexe, la race/l’ethnicité, le tabagisme, la consommation d’alcool, les concentrations sériques de vitamine D et de calcium, le tour de taille et l’IMC.

Résultats

Dans les modèles statistiques ajustés pour l’âge, le sexe, la race/ethnicité, l’état ménopausique et le niveau d’éducation, les valeurs de la DMO étaient significativement plus faibles chez les végétariens que chez les non-végétariens (P < 0,001). Ces différences ont été atténuées après ajustement des facteurs liés au mode de vie, et sont devenues statistiquement non significatives après ajustement des facteurs anthropométriques (IMC et tour de taille) pour le col du fémur (0,77 contre 0,79 g/cm2 chez les végétariens contre non-végétariens, P = 0,10) et la DMO fémorale totale (0,88 contre 0,90 g/cm2, P = 0,12). Une différence faible mais statistiquement significative a subsisté pour la DMO totale de la colonne lombaire (1,01 contre 1,04 g/cm2, P = 0,005).

Conclusions

Ces résultats suggèrent qu’une DMO plus faible chez les adultes végétariens s’explique en grande partie par l’IMC et le tour de taille.