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Examining vegetarianism, weight motivations, and eating disorder psychopathology among college students

Étude sur le végétarisme, les motivations liées au poids et la psychopathologie des troubles alimentaires chez les étudiants

Zickgraf HF, Hazzard VM, O’Connor SM, et al. Examining vegetarianism, weight motivations, and eating disorder psychopathology among college students [published online ahead of print, 2020 Jul 4]. Int J Eat Disord. 2020;10.1002/eat.23335. doi:10.1002/eat.23335

Traduction du résumé

Objectif

Des recherches antérieures ont suggéré un lien entre le végétarisme, au sens large, et les symptômes des troubles alimentaires (TA). Cependant, la littérature soutenant ce lien est mitigée et limitée par d’éventuels artefacts de mesure. En utilisant des données provenant d’un échantillon national d’étudiants, la présente étude examine la symptomatologie des TA dans trois groupes : (a) les végétariens dont l’évitement de la viande est motivé par des problèmes de poids ; (b) les végétariens non motivés par le poids ; et (c) les non-végétariens.

Méthode

9 910 étudiants de 12 collèges [ndlr: au sens américain d’universités avec une offre de formation plus réduite et délivrant des diplômes niveau bac+4] et universités des États-Unis ont participé à l’étude en ligne « Healthy Bodies Study » (Étude sur le corps sain). La symptomatologie des troubles de l’alimentation a été mesurée à l’aide du Short-Eating Disorder Examination-Questionnaire (S-EDE-Q) (Questionnaire Court sur l’Examen des Troubles Alimentaires). Tout d’abord, une analyse factorielle de confirmation multigroupe a été réalisée pour tester l’invariance de mesure (IM) du S-EDE-Q chez les végétariens motivés par le poids, les végétariens non motivés par le poids et les non-végétariens. Une ANCOVA ajustée en fonction du sexe et de l’IMC a été utilisée pour comparer les scores S-EDE-Q entre les groupes.

Résultats

9,3 % des participants étaient végétariens. Les femmes cis et les étudiants des minorités de genre étaient plus susceptibles d’être végétariens ; ceux qui sont devenus végétariens après leur entrée à l’université étaient plus susceptibles de déclarer des motivations liées au poids. L’IM strict a été soutenu pour les scores globaux et les sous-échelles du S-EDE-Q. Les végétariens motivés par le poids ont signalé des niveaux plus élevés de contention, de surévaluation de la forme/du poids, d’insatisfaction corporelle et de psychopathologie globale des TA par rapport aux autres participants.

Conclusion

À notre connaissance, c’est la première fois qu’un lien explicite est établi entre les motivations du végétarisme liées au poids et la psychopathologie des TA dans un échantillon large et représentatif de jeunes adultes. Les résultats suggèrent que les étudiants présentant des symptômes de TA devraient être évalués pour leurs motivations à adopter un régime végétarien, et cette information devrait être prise en compte dans les décisions de traitement.