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Is a vegan diet detrimental to endurance and muscle strength?

Une alimentation végétalienne nuit-elle à l'endurance et à la force musculaire ?

Boutros, G.H., Landry-Duval, M., Garzon, M. et al. Is a vegan diet detrimental to endurance and muscle strength?. Eur J Clin Nutr (2020).

Traduction du résumé

Contexte / objectifs

Il existe une croyance répandue au sein du grand public qui est qu’une alimentation végétalienne pourrait être associée à une moindre performance physique en raison du manque de certains nutriments chez les individus végétaliens. Par conséquent, l’objectif de la présente étude était d’examiner les différences d’endurance et de force musculaire entre les participants végétaliens et omnivores.

Sujets / méthodes

Nous avons étudié 56 jeunes femmes en bonne santé, minces et physiquement actives (âge : 25,6 ± 4,1 ans ; indice de masse corporelle : 22 ± 1,9 kg/m2). Les participantes ont été classées comme végétaliennes (n = 28) ou omnivores (n = 28) en fonction de leurs habitudes alimentaires. Tous les volontaires ont suivi soit un régime végétalien soit un régime omnivore pendant au moins 2 ans. Des mesures anthropométriques, la composition corporelle, la consommation maximale d’oxygène estimée (VO2 max), un test d’endurance sous-maximal (70% de la VO2 max), la force musculaire (exercices de presse pour jambes et poitrine) et les facteurs alimentaires ont été mesurés.

Résultats

Les deux groupes étaient comparables en termes de niveau d’activité physique, d’indice de masse corporelle, de pourcentage de graisse corporelle, de masse musculaire et de force musculaire. Cependant, les végétaliennes ont eu une VO2 max estimée significativement plus élevée (44,5 ± 5,2 contre 41,6 ± 4,6 ml/kg/min ; p = 0,03, respectivement) et un temps d’endurance sous-maximal jusqu’à l’épuisement (12,2 ± 5,7 contre 8,8 ± 3,0 min ; p = 0,007, respectivement) par rapport aux omnivores.

Conclusions

Les résultats suggèrent qu’une alimentation végétalienne ne semble pas nuire à l’endurance et à la force musculaire chez les jeunes femmes minces en bonne santé. En fait, notre étude a montré que l’endurance sous-maximale pourrait être meilleure chez les végétaliens que chez les omnivores. Par conséquent, ces résultats contredisent cette croyance populaire répandue chez le grand public.