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Low intakes of iodine and selenium amongst vegan and vegetarian women highlight a potential nutritional vulnerability

Les faibles apports en iode et sélénium chez les femmes végétaliennes et végétariennes indiquent une potentielle vulnérabilité nutritionnelle

Fallon N, Dillon SA. Low Intakes of Iodine and Selenium Amongst Vegan and Vegetarian Women Highlight a Potential Nutritional Vulnerability. Front Nutr. 2020;7:72. Published 2020 May 20.

Traduction du résumé

Les régimes végétaliens et végétariens deviennent de plus en plus populaires au Royaume-Uni. En raison de l’évitement des produits d’origine animale, il peut y avoir des différences significatives dans les apports nutritionnels entre les mangeurs de viande et les végétariens et, en particulier, les végétaliens. Surtout, la recherche a montré que les végétaliens et les végétariens peuvent être à risque de faibles apports en certains micronutriments. Le but de cette étude était d’étudier l’apport en micronutriments chez les femmes omnivores, végétariennes et végétaliennes. Au total, 62 femmes (26 omnivores, 16 végétariennes, 20 végétaliennes, âge moyen 31,6 ± 12,4 ans, IMC moyen 24,1 ± 1,6 kg/m) ont rempli un cahier de suivi alimentaire pendant 4 jours. Les données sur l’apport alimentaire ont été analysées à l’aide de Nutritics et les niveaux d’apport nutritionnel ont été comparés aux recommandations alimentaires nationales (RNI). L’analyse statistique a été réalisée en utilisant SPSS, avec des différences entre les groupes identifiés en utilisant ANOVA avec correction de Bonferroni post-hoc. Tous les groupes ont enregistré des apports en vitamine D, en fer, en iode et en sélénium inférieurs aux RNI. Le groupe végétalien avait des apports significativement plus faibles en vitamine D, vitamine B12, calcium, sélénium et iode que les végétariens et omnivores (p <0,05), avec des apports particulièrement faibles en sélénium (24,7 ± 11,9 μg) et en iode (24,4 ± 12,7 μg). Ces résultats suggèrent que les femmes adultes au Royaume-Uni sont à risque de faibles apports en plusieurs vitamines et minéraux, l’exclusion des produits d’origine animale conférant une vulnérabilité supplémentaire, en particulier en ce qui concerne le sélénium et l’iode, qui jouent tous deux des rôles importants dans la production d’hormones thyroïdiennes . Cette étude souligne que les apports en iode et en sélénium sont une préoccupation parmi les femmes qui suivent un régime végétalien, et la nécessité de recherches supplémentaires pour déterminer si de faibles apports impactent des marqueurs biochimiques et l’état fonctionnel.