Cette page rassemble les informations utiles aux professionnels de santé sur l’iode dans l’alimentation végétale. Une synthèse grand public est consultable ici.

Description

L’iode est un nutriment essentiel à la santé humaine qui intervient, entre autres, dans la synthèse d’hormones thyroïdiennes (croissance et différenciation des cellules, métabolisme, etc.) et le développement neurologique du fœtus [1][2][3][4].

Apports nutritionnels conseillés

Synthèse des apports nutritionnels conseillés [5][6] et des apports nutritionnels maximum conseillés [7]. Ces apports sont des références journalières moyennes et peuvent se compenser sur plusieurs jours.

Classes d'âges
conseillé

conseillé

max

max
De 0 à 3 mois
50 µg
50 µg
?
?
De 4 à 12 mois
50 µg
50 µg
?
?
De 1 à 3 ans
90 µg
90 µg
200 µg
200 µg
De 4 à 6 ans
90 µg
90 µg
250 µg
250 µg
De 7 à 9 ans
120 µg
120 µg
300 µg
300 µg
De 10 à 12 ans
120 µg
120 µg
450 µg
450 µg
De 13 à 14 ans
150 µg
150 µg
450 µg
450 µg
De 15 à 18 ans
150 µg
150 µg
500 µg
500 µg
De 19 à 24 ans
150 µg
150 µg
600 µg
600 µg
De 25 à 50 ans
150 µg
150 µg
600 µg
600 µg
De 51 à 64 ans
150 µg
150 µg
600 µg
600 µg
Plus de 65 ans
150 µg
150 µg
600 µg
600 µg
Cas particuliers
conseillé

conseillé

max

max
Activité sportive régulière
200 µg
200 µg
600 µg
600 µg
Grossesse (dès le 4e mois)
200 µg
-
600 µg
600 µg
Allaitement
200 µg
-
600 µg
600 µg

En cas de consommation régulière d’alcool ou de tabac, d’obésité, de fracture, d’infection, d’insuffisance hépatique, de dysfonctionnement intestinal ou de traitement médical (chimiothérapie, etc.) ou médicamenteux (antiépileptiques, etc.), il peut être nécessaire de revoir ces apports nutritionnels conseillés. N’hésitez pas à en parler avec votre médecin.

Facteurs influençant la biodisponibilité

La capacité d’un aliment à couvrir nos apports nutritionnels conseillés dépend de sa teneur en nutriments mais aussi de la biodisponibilité de ces derniers, c’est-à-dire de la fraction de la quantité ingérée qui sera assimilée et utilisée par l’organisme. Pour augmenter la biodisponibilité des nutriments, il est préférable de favoriser la consommation d’activateurs d’absorption et d’éviter celle d’inhibiteurs.

A venir.

A venir.

A venir.

Meilleures sources alimentaires végétales

Un poster simplifié du tableau ci-dessous est téléchargeable ici. Tous les posters des meilleures sources alimentaires végétales peuvent être consultés et téléchargés ici.

Les aliments présentés ont une teneur moyenne d’au moins 5 % des apports nutritionnels conseillés d’un adulte de 25 à 50 ans sans problème de santé particulier. Ils sont triés par teneur moyenne décroissante pour 100 g d’aliment [8][9][10].

Conformément aux recommandations de l’AFSSA [11], les teneurs moyennes des algues sèches supérieures au seuil de 2000 mg / kg (soit 200 000 µg / 100 g) ont été ramenées à ce seuil.

L’iode est présent en quantité très faible voir négligeable dans les eaux minérales [12] et dans l’eau du robinet [13], l’eau n’est donc pas une source fiable permettant de contribuer à couvrir ses apports nutritionnels conseillés.

Conseils pratiques

Trois conseils simples pour couvrir ses apports nutritionnels conseillés.

  • Consommer du sel blanc : En France, le sel blanc est enrichi en iode dans le cadre d’une mesure de santé publique (1860 µg / 100 g) [14]. Huit grammes vous apporteront en moyenne 100 % des apports nutritionnels conseillés. Attention, la majorité des produits transformés sont souvent très salés [15] mais ils contiennent du sel non enrichi en iode [16]
  • Consommer des algues : Les algues sont très riches en iode et sont parfaites pour compenser des apports faibles au quotidien. Fraiches ou déshydratées, entières ou en flocons, elles se glisseront sans problème dans toutes vos salades, soupes, sauces, etc.
  • Éviter les « sels spéciaux » : De nombreux sels spéciaux (sel noir d’Hawaï, sel rose de l’Himalaya, sel bleu saphir de Perse, etc.) sont présentés comme étant meilleurs pour la santé que le sel blanc classique. Il n’en est rien. Ces sels sont chimiquement quasiment identiques au sel blanc… quelques impuretés en quantité infime en plus et, surtout, l’iode en moins [17]. En France, seul le sel blanc est enrichi en iode de manière stable. Les sels non iodés contiennent en moyenne 1000 fois moins d’iode que le sel blanc de table [18]. La consommation de ces sels spéciaux doit rester occasionnelle.

Fact-checking

Pas encore d’information fact-checkée pour ce nutriment.

Notes et références

  1. Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), Iode, Définition, fonctions et rôles
  2. European Food Safety Authority (EFSA), EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies (NDA), Scientific Opinion on Dietary Reference Values for iodine, 2014
  3. U.S. Department of Health & Human Services (HHS), National Institutes of Health (NIH), Office of Dietary Supplements (ODS), Iodine
  4. Oregon State University, Linus Pauling Institute, Micronutrient Information Center, Iodine
  5. Société Suisse de Nutrition (SSN), Valeurs de référence DACH, 2015
  6. European Food Safety Authority (EFSA), Scientific Opinion on Dietary Reference Values for iodine, 2014, page 17 – 21
  7. European Food Safety Authority (EFSA), Scientific Committee on Food (SCF), EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies (NDA), Overview on Tolerable Upper Intake Levels, 2018
  8. Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), table Ciqual 2017, Iode (µg/100g)
  9. United States Department of Agriculture Agricultural Research Service, USDA Food Composition Databases, Iodine, µg per 100g
  10. Direction générale des produits de santé et des aliments (DGPSA), Fichier canadien sur les éléments nutritifs (FCÉN), Iode
  11. Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), Avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif au risque d’excès d’apport en iode lié à la consommation d’algues dans les denrées alimentaires, 2018, page 10
  12. Détails des teneurs disponibles sur la page Minéraux dans les eaux minérales
  13. Détails des teneurs disponibles sur la page Minéraux dans l’eau du robinet
  14. Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), Iode, Composition des aliments en iode
  15. Public Health Nutrition, Monteiro CA, Cannon G, Levy RB, Moubarac JC et al., Ultra-processed foods: what they are and how to identify them, 2019, page 1
  16. Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), Évaluation de l’impact nutritionnel de l’introduction de composés iodés dans les produits agroalimentaires, 2005, page 54, II.5.5 Stratégies complémentaires : introduction de sel iodé dans les produits alimentaires transformés
  17. Federal Food Safety and Veterinary Office (FSVO), Report on the composition of prevalent salt varieties, 2016, page 5
  18. Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), table Ciqual 2017, Sel blanc alimentaire, non iodé, non fluoré (marin, ignigène ou gemme)