Description

Le cholestérol est un nutriment essentiel à la santé humaine qui intervient, entre autres, dans la synthèse des hormones stéroïdiennes et de l’acide biliaire et dans le renouvellement et le maintien des membranes cellulaires.

Les plantes fournissent molécules ressemblant au cholestérol, les phytostérols. Néanmoins il est également synthétisé par le foie et cette synthèse peut couvrir l’ensemble de nos besoins.

Le cholestérol est transporté au sein de l’organisme par deux types de transporteurs :

– Les lipoprotéines de haute densité (HDL) qui permettent le transport du cholestérol vers le foie où il est éliminé
– Les lipoprotéines de basse densité (LDL) qui permettent le transport du cholestérol vers les autres cellules de l’organisme. (1) (2)

le corps fabrique lui même la majeur partie de notre cholestérol (environ 80% sont produits par le foie et 20% viennent de l’alimentation.

Cela est confirmé par les meta-études sur le sujet (voir par exemple https://ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6301673/ publiée en 2018) => les véganes ont en moyenne 0,6 mmol/l en moins que le groupe contrôle « omnivore »
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6301673/

Apports nutritionnels conseillés

D’après l’EFSA, la synthèse du cholestérol par le foie est suffisante pour couvrir nos besoins. L’apport via l’alimentation n’est donc pas indispensable. De ce fait, les apports nutritionnels conseillés et n’ont pas été déterminés (3)(4).

D’après la FDA, il n’est pas recommandé de dépasser un apport journalier quotidien de 300 mg (5).

 

Facteurs influençant la biodisponibilité

La capacité d’un aliment à couvrir nos apports nutritionnels conseillés dépend de sa teneur en nutriments mais aussi de la biodisponibilité de ces derniers, c’est-à-dire de la fraction de la quantité ingérée qui sera assimilée et utilisée par l’organisme. Pour augmenter la biodisponibilité des nutriments, il est préférable de favoriser la consommation d’activateurs d’absorption et d’éviter celle d’inhibiteurs.

Les activateurs d’absorption
A venir.
A venir.
Les inhibiteurs d’absorption
A venir.
A venir.
Autres
A venir.
A venir.
 

Meilleures sources alimentaires végétales

Les végétaux ne contiennent pas de cholestérol (6).

 

Conseils pratiques

Trois conseils simples pour couvrir ses apports nutritionnels conseillés.

idée
A venir
A venir
idée
A venir
A venir
idée
A venir
A venir
 

Fact-checking

Fact-checking d’informations médiatisées sur les limites ou les bienfaits de l’alimentation végétale.

Les véganes ont 20 % de risques de plus que les carnistes de faire un accident vasculaire cérébral (AVC)

Pourquoi c’est plus compliqué

L’étude en question (10) repose sur la cohorte EPIC-Oxford, un ensemble de 65 000 hommes et femmes résidant au Royaume-Unis et dont la majorité est végétarienne (11). La membres de cette cohorte sont répartis en trois catégories : les mangeurs de viande (meat eaters), les pesco végétariens (fish eaters) et, dans une même catégorie, les végétariens et véganes (vegetarians).

Remarquons d’abord que les membres de la catégorie « vegetarians » ont des apports en graisses saturées de 10,2 %, proche des 11,5 % du groupe des mangeurs de viande, sûrement dû à la consommation de produits animaux à base de lait et d’œufs. Les véganes devraient être proches de 0 %. Par ailleurs, les « vegetarians » ne mangent que 22 g de fibres par jour, 19 g par jour pour les mangeurs de viande. Un régime complet à base de plantes devrait facilement en apporter 35 g par jour.

L’étude porte sur quatre pathologies : les infarctus du myocarde (acute myocardinal infarction), les insuffisances coronariennes (ischaemic heart disease) et les AVC hémorragiques (haemorrhagic strokes) et ischémiques (ischaemic strokes). Les conclusions sont que, comparativement aux mangeurs de viande, les « vegetarians » ont 11 % de risque de moins d’infarctus du myocarde, 22 % de risque de moins d’insuffisances coronariennes et 20 % de risque de plus d’AVC totaux. Concrètement, cela signifie qu’il y aurait, sur une période de 10 ans, environ 10 cas de maladie coronarienne de moins chez les végétariens que chez les mangeurs de viande pour 1 000 habitants, et environ trois cas d’AVC en plus. Le risque d’AVC était très faible, les auteurs précisent que d’autres études n’ont pas montré de risques accrus d’AVC chez les végétariens.

D’autres études sur la base de données EPIC-Oxford ont montré que le groupe « vegetarians » avaient en moyenne un faible apport en oméga-3 et en vitamine B12, ce qui peut conduire à d’avantage d’AVC. Mais les véganes sont, bien plus que les végétariens, informés de la nécessité de se supplémenter en B12, et l’insuffisance d’apport en vitamine D concerne autant les végétariens que les mangeurs de viande). Cette étude concerne donc bien plus les végétariens avec un faible niveau de vitamine B12 que les véganes, les auteurs précisent d’ailleurs que les résultats portant spécifiquement sur les véganes sont non significatifs en raison du trop faible nombre de véganes dans l’échantillon

Il a été suggéré que de très faibles taux de LDL pourraient contribuer aux AVC hémorragiques. Cette hypothèse semble toutefois fragile étant donné que les « vegetarians » ne présentaient pas beaucoup moins de LDL que les mangeurs de viande au début de l’étude. Quoi qu’il en soit, les avantages d’un faible LDL l’emportent largement sur les risques. Il est par ailleurs possible que cette association entre végétarisme/végétalisme et AVC soit due au fait que les personnes optant pour ce type de régime ont moins tendance à se voir prescrire des médicaments contre l’hypertension, qui réduisent le risque d’AVC.

 

Notes et références

(1) https://www.anses.fr/fr/content/les-lipides
(2) https://lpi.oregonstate.edu/mic/health-disease/cholesterol
(3) https://www.efsa.europa.eu/sites/default/files/2017_09_DRVs_summary_report.pdf
(4) https://efsa.onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.2903/j.efsa.2010.1461
European Food Safety Authority (EFSA), Scientific Opinion on Dietary Reference Values for for fats, including saturated fatty acids, polyunsaturated fatty acids, monounsaturated fatty acids, trans fatty acids, and cholesterol, 2010, page 5
(5) https://www.accessdata.fda.gov/scripts/InteractiveNutritionFactsLabel/cholesterol.html
(6) https://ciqual.anses.fr/#/constituants/42046/ag-204-5c8c11c14c-(n-6)-arachidonique-(g-100g)

(10) https://www.bmj.com/content/366/bmj.l4897
(11) http://www.epic-oxford.org/