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Orthorexic tendencies moderate the relationship between semi‑vegetarianism and depressive symptoms

Les tendances orthorexiques modèrent la relation entre le semi-végétarisme et les symptômes dépressifs

Hessler-Kaufmann JB, Meule A, Holzapfel C, et al. Orthorexic tendencies moderate the relationship between semi-vegetarianism and depressive symptoms [published online ahead of print, 2020 Apr 21]. Eat Weight Disord. 2020;10.1007/s40519-020-00901-y. doi:10.1007/s40519-020-00901-y

Traduction du résumé

Objectif

Le végétarisme et le semi-végétarisme (c’est-à-dire un régime globalement végétarien avec une consommation rare de viande) ont été associés à la dépression à plusieurs reprises. La nature de cette association n’étant pas claire, nous avons cherché à savoir si les tendances orthorexiques (c’est-à-dire une alimentation pathologiquement saine) et les motifs écologiques/éthiques de suivre un régime végétarien peuvent modérer la relation entre les régimes (semi-)végétariens et les symptômes dépressifs.

Méthodes

Cinq cent onze adultes (63,4% de femmes ; 71,2% d’omnivores, 19,2% de semi-végétariens, 9,6% de végétariens) ont rempli le questionnaire sur la santé du patient (QSP-9) – qui mesure les symptômes de dépression – et l’échelle d’orthorexie de Düsseldorf (EOD) – qui mesure les tendances orthorexiques. Sur la base des questions respectives, les participants ont été classés comme omnivores, semi-végétariens et végétariens (y compris les végétaliens) et ont été invités à indiquer s’ils ont choisi leur régime alimentaire sur la base de motifs écologiques/éthiques. Des analyses de modération ont été effectuées avec PROCESS.

Résultats

Ajusté en fonction de l’âge, du sexe et de l’indice de masse corporelle, il y a eu un effet d’interaction statistiquement significatif entre le régime alimentaire (omnivore vs. semi-végétarisme vs. végétarisme) et les scores EOD lors de la prédiction des scores de dépression QSP. En cas de score EOD faible ou moyen, les régimes alimentaires ne diffèrent pas dans les scores de dépression QSP (tous les ps > 0,05). Cependant, à des scores EOD élevés, les semi-végétariens ont obtenu des scores de dépression QSP plus élevés que les omnivores (p = 0,002) et les végétariens (p < 0,001). L’interaction entre le régime alimentaire et les motifs alimentaires écologiques/éthiques lors de la prédiction des scores de dépression du QSP n’était pas statistiquement significative (p = 0,41).

Conclusions

Les semi-végétariens à forte tendance orthorexique présentent plus de symptômes dépressifs que les omnivores et les végétariens. La nature complexe de la relation entre le végétarisme et la dépression nécessite une étude plus approfondie.

Niveau de preuve III, études analytiques cas-témoins.