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Accueil > Préjugés > Histoire, société et économie > « Oui, mais… les véganes veulent imposer le véganisme à leurs enfants ! »

« Oui, mais… les véganes veulent imposer le véganisme à leurs enfants ! »

POURQUOI CETTE REMARQUE EST INJUSTIFIÉE

Chaque enfant démarre dans la vie avec le mode de vie et les convictions de ses parents. En grandissant, chacun est ensuite libre de choisir son propre mode de vie et de former des convictions différentes de celles de ses parents.

Ainsi, tous les parents, qu’ils soient carnistes ou véganes, « imposent » (il serait plus juste de dire « construisent ») nécessairement l’ensemble de ce qui constitue la vie physique, mentale et émotionnelle de leurs enfants à l’image de leurs vies respectives.

Cette remarque est donc injustifiée car elle reproche spécifiquement aux véganes un comportement commun à l’ensemble des parents.

 

POUR ALLER PLUS LOIN

Il semble toutefois que le fait que les carnistes imposent une alimentation carnée à leurs enfants soit bien perçu alors que le fait que les véganes imposent une alimentation végétale à leurs enfants soit mal perçu. Pourquoi une telle différence de perception ?

Cette différence repose sur l’idée qu’inclure une alimentation végétale dans l’éducation d’un enfant revient à lui imposer une alimentation incomplète en termes de santé et de plaisir, donc à lui imposer, contre son gré, des privations dont il gardera des traces même s’il décide de ne pas suivre ce mode de vie en grandissant. En définitive, un parent végane donnant une alimentation végétale à son enfant est vu comme une personne faisant passer ses convictions personnelles avant le bien-être de l’enfant en lui imposant un choix qui devrait lui revenir une fois adulte.

La santé

Le préjugé sur l’alimentation végétale qui serait incomplète et donc dangereuse pour la santé découle d’une confusion entre aliment et nutriment qui peut amener à croire qu’il faudrait manger de tout pour être bonne santé. Dans les faits, une alimentation végétale bien planifiée et complémentée en vitamine B12 est viable pour toutes et tous à tous les âges de la vie, nourrissons inclus (XXX).

Le plaisir

L’alimentation végétale est très mal connue du grand public et est souvent associée aux régimes minceurs. Elle est perçue comme étant moins gourmande. Dans l’imaginaire collectif, un « bon vivant » est d’ailleurs une personne ayant une alimentation riche en viandes et en fromages.

Cette crainte de voir un enfant privé du plaisir de manger est légitime, mais découle d’une méconnaissance de l’alimentation végétale et de la non prise en compte de la dimension éthique.

Premièrement, l’alimentation végétale est riche d’une diversité insoupçonnée, et d’innombrables livres et sites de recettes sont là pour nous le rappeler. Pour ceux qui n’ont ni le temps ni l’envie de se lancer dans une grande redécouverte, les alternatives végétales (laits, yahourts, glaces, nuggets, steaks, cordons bleus, boulettes, etc.) sont chaque jour plus nombreuses et qualitatives.

Deuxièmement, l’alimentation végétale procure un plaisir qui va au-delà du plaisir gustatif. Les véganes tirent une grande fierté de ne pas contribuer à l’exploitation et à la mise à mort de milliards d’animaux par an, et faire profiter de cette fierté à ses enfants est non négligeable.

Cette empathie et la mise en pratique de l’esprit critique et des règles de respect du vivre ensemble

Le choix

Comment laisser le choix à son enfant une fois qu’il est devenu adulte ? Cette question est complexe car deux réponses opposées sont possibles : laisser à l’enfant la possibilité d’un choix futur en lui imposant une pratique aujourd’hui, ou laisser à l’enfant la possibilité d’un choix futur en ne lui imposant pas une pratique aujourd’hui.

Dans le premier cas, laisser ouvert un choix futur à l’enfant revient à lui imposer quelque chose aujourd’hui. C’est par exemple le cas du sport, pratique qui lui est imposée pendant sa jeunesse et qu’il décidera ensuite de poursuivre ou non une fois devenu adulte.

Dans le second cas, laisser ouvert un choix futur à l‘enfant revient à ne pas lui imposer quelque chose aujourd’hui. C’est par exemple le cas d’un tatouage, pratique qui ne lui est pas imposée pendant sa jeunesse et qu’il décidera ensuite d’adopter une fois devenu adulte.

choix qui ne peut être défait. S’ils avaient le choix, pensez vous qu’ils préféreraient faire poignarder des animaux dans le cou après une vie de torture ?

Le choix

Concrètement, les carnistes les force à manger des animaux et leur mente à ce sujet. Au moins, une fois adulte il peu faire un choix avec les vrais inputs éthique, santé et environnementaux et pas juste une version idéalisée.

Et puis bon, on parle de choix mais il n’y a aucune raison pour qu’un enfant qui n’a pas financé de mises à mort inutiles décident d’en financer une fois adulte.

 

SOURCES

A venir.

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