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Stunting and wasting among indian preschoolers have moderate but significant associations with the vegetarian status of their mothers

Le retard de croissance et l'émaciation chez les enfants indiens d'âge préscolaire sont modérément mais significativement associés au statut végétarien de leur mère

Headey DD, Palloni G. Stunting and Wasting Among Indian Preschoolers have Moderate but Significant Associations with the Vegetarian Status of their Mothers. J Nutr. 2020;150(6):1579-1589. doi:10.1093/jn/nxaa042

Traduction du résumé

Contexte

L’Inde a un taux élevé de sous-nutrition infantile et un lactovégétarisme très répandu.

Objectifs

L’objectif de cette étude était d’examiner comment les résultats nutritionnels variaient chez les enfants indiens d’âge préscolaire en fonction du statut végétarien de leurs parents.

Méthodes

L’enquête nationale sur la santé des familles (NFHS) 2015-2016 et l’enquête nationale par sondage (NSS) 2011-2012 ont été utilisées pour explorer les associations entre le statut végétarien des parents et le retard de croissance et l’émaciation des enfants de 0 à 59 mois et l’anémie de 6 à 59 mois. Dans la NFHS, les auto-rapports sur la consommation habituelle d’aliments ont été utilisés pour classer les régimes alimentaires maternels, tandis que dans la NSS, le lactovégétarisme a été défini au niveau des ménages.

Résultats

Par rapport aux enfants de mères non végétariennes, les enfants âgés de 24 à 59 mois de mères lactovégétariennes avaient 2,9 points de pourcentage (IC 95% : -4,0, -1,9) de moins de risque de retard de croissance et les enfants âgés de 6 à 23 mois avaient 1,6 point de moins de risque d’émaciation (IC 95% : -3,0, -0,03), tandis que les enfants âgés de 6 à 23 mois de mères végétaliennes avaient 5,2 points de plus de risque de retard de croissance (IC 95% : 0,1, 9,4). Par rapport aux ménages non végétariens, les ménages lactovégétariens ont un meilleur statut socio-économique et sont plus susceptibles de consommer fréquemment des produits laitiers. Les enfants des ménages non-végétariens ont consommé des aliments d’origine animale non laitiers (ASF) avec une fréquence relativement faible. La fréquence de la consommation maternelle de produits laitiers a été associée de manière significative à une diminution des risques de retard de croissance et d’émaciation chez l’enfant.

Conclusions

Les résultats anthropométriques diffèrent en fonction du statut végétarien de la mère, qui est lui-même fortement associé à la position socio-économique, à l’emplacement, à la religion et à la caste.