Accueil > Positions scientifiques > Actualité de la recherche > Vegetarian diet and risk of gout in two separate prospective cohort studies

Vegetarian diet and risk of gout in two separate prospective cohort studies

Régime végétarien et risque de goutte dans deux études de cohortes prospectives distinctes

Chiu THT, Liu CH, Chang CC, Lin MN, Lin CL. Vegetarian diet and risk of gout in two separate prospective cohort studies. Clin Nutr. 2020;39(3):837-844. doi:10.1016/j.clnu.2019.03.016

Traduction du résumé

Contexte et objectifs

Les régimes alimentaires à base de plantes peuvent cibler plusieurs voies dans la pathogenèse de la goutte (réduction de l’acide urique et anti-inflammation) tout en améliorant les comorbidités cardiométaboliques associées à la goutte. Notre objectif est d’examiner de manière prospective la relation entre un régime végétarien et la goutte, et de déterminer si cette relation est indépendante de l’hyperuricémie.

Méthodes

Nous avons suivi, jusqu’à fin 2014, 4903 participants à l’étude sur la santé de Tzu Chi (Cohorte 1, recrutée en 2007-2009) et 9032 participants à l’étude sur les végétariens de Tzu Chi (Cohorte 2, recrutée en 2005). L’acide urique sérique de base a été mesuré dans la cohorte 1. Le statut de végétarien a été évalué au moyen d’un questionnaire sur le régime alimentaire qui comprend les habitudes alimentaires et un questionnaire sur la fréquence de consommation des aliments. L’incidence de la goutte a été déterminée par le lien avec la base de données de l’assurance maladie nationale. Le rapport de risque de la goutte chez les végétariens par rapport aux non-végétariens a été évalué par la régression de Cox, ajustée en fonction de l’âge, du sexe, du mode de vie et des facteurs de risque métaboliques. L’hyperuricémie a fait l’objet d’un ajustement supplémentaire dans la Cohorte 1.

Résultats

Dans la cohorte 1, les lacto-ovo-végétariens présentaient la plus faible concentration d’acide urique, suivis des végétaliens, puis des non-végétariens (hommes : 6,05 ; 6,19 ; 6,32 mg/dL, respectivement ; femmes : 4,92 ; 4,96 ; 5,11 mg/dL, respectivement) ; 65 cas de goutte sont survenus au cours des 29 673 années-personnes de suivi ; les végétariens présentaient un risque plus faible de goutte (sans ajustement pour l’hyperuricémie : HR : 0,33 ; IC 95% : 0,14 ; 0,79 ; avec ajustement pour l’hyperuricémie : H : 0,40 ; 95% CI : 0,17 ; 0,97). Dans la Cohorte2, 161 cas de goutte sont apparus au cours du suivi de 83 019 années-personnes, et les végétariens ont également présenté un risque de goutte plus faible (HR : 0,61 ; IC 95% : 0,41 ; 0,88).

Conclusions

Le régime végétarien taïwanais est associé à un risque moindre de goutte. Cette association protectrice peut être indépendante de l’hyperuricémie de base.

Étude enregistrée : URL : https://www.clinicaltrials.gov/

Identifiant unique : NCT03470584.