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Vegetarians and omnivores with diagnosed eating disorders exhibit no difference in symptomology: a retrospective clinical chart review

Les végétariens et les omnivores chez qui des troubles alimentaires ont été diagnostiqués ne présentent aucune différence de symptomatologie : un examen rétrospectif des dossiers cliniques

Heiss, S., Walker, D.C., Anderson, D.A. et al. Vegetarians and omnivores with diagnosed eating disorders exhibit no difference in symptomology: a retrospective clinical chart review. Eat Weight Disord (2020).

Traduction du résumé

Objectif

Des travaux antérieurs suggèrent que le végétarisme est courant chez les patients ayant des troubles alimentaires (eating disorder, ED) diagnostiqués, mais la nature exacte de cette association n’est pas claire, les rapports étant contradictoires quant à savoir si le végétarisme est un facteur de risque pour les ED, s’il complique le traitement des ED ou s’il est totalement inoffensif. Le végétarisme gagnant en popularité, nous avons besoin de données récentes sur les liens possibles avec les ED.

Méthodes

Nous avons recueilli des données sur la démographie, le régime alimentaire, le diagnostic d’ED, l’indice de masse corporelle (IMC) actuel, l’IMC le plus élevé et le plus bas, le test d’attitudes alimentaires et l’évaluation multifactorielle des symptômes de troubles alimentaires, à l’admission, chez 124 patients (84,7 % de femmes, 90,3 % de blancs, Mage = 23,92 ± 9,16 ans) admis dans un programme intensif de ED en consultation externe.

Résultats

Nous avons d’abord comparé les omnivores (n = 72, 58,1 %), ceux qui réduisent leur consommation de viande (n = 27, 21,8 %), les végétariens (n = 20, 16,1 %) et les végétaliens (n = 5, 4,0 %) et n’avons trouvé aucune différence significative dans aucune variable démographique ou autre, à l’exception du fait que les végétariens ont déclaré un IMC significativement plus bas que ceux qui réduisent leur consommation de viande (p = 0,03). Afin de répliquer les analyses précédentes, nous avons ensuite comparé les groupes combinés de ceux qui qui ne consomment pas de viande (n = 52, 41,9 %) aux omnivores (n = 72, 58,1 %) et n’avons trouvé aucune différence significative dans les variables démographiques ou les symptômes d’ED (tous les ps > 0,05).

Conclusion

Dans l’ensemble, les données confirment qu’une restriction de la consommation de viande n’implique pas de plus grande sévérité des ED.

Niveau de preuve

Niveau V, étude descriptive, examen rétrospectif des dossiers médicaux.